Québecor
Un passage obligé vers le numérique
Première publication 8 mai 2013 à 18h01
Par Jean-Sébastien Marsan | Argent
Québecor a beaucoup changé depuis sa fondation en 1965. De l'édition de journaux populaires au conglomérat médiatique intégré, voici les faits saillants de l'histoire d'une entreprise familiale.
En 1950, Pierre Péladeau était un jeune homme de 25 ans, diplômé en droit et en philosophie, qui s'intéressait à l'édition. Il a emprunté 1500$ à sa mère pour acheter Le Journal de Rosemont. Il a ensuite lancé plusieurs hebdomadaires, mis la main sur une imprimerie... et il est devenu millionnaire en 1959.
L'éditeur a créé Le Journal de Montréal en 1964, pendant que le quotidien le plus populaire de l'époque, La Presse, était paralysé par un conflit de travail. Le Journal de Québec a vu le jour en 1967.
En 1965, Pierre Péladeau a regroupé ses propriétés sous une nouvelle entreprise: Quebecor (Québecor depuis avril 2012). S'en suivent les inscriptions aux Bourses de New York et de Montréal en 1972. Pendant les décennies 1970, 1980 et 1990, l'entreprise a lancé plusieurs publications et procédé à de nombreuses acquisitions: journaux, éditeurs de livres, une papetière, des imprimeries, une chaîne de télévision, etc.
Pierre Péladeau a rendu l'âme la veille de Noël 1997. Quinze mois plus tard, son fils Pierre Karl est devenu président et chef de la direction de Quebecor.
Une transaction de 2,7 milliards $ US a donné naissance en 1999 à Quebecor World, le plus important imprimeur commercial au monde. Mais la transaction la plus spectaculaire (5,7 milliards $) et la plus controversée demeure l'acquisition de Vidéotron, avec l'appui de la Caisse de dépôt et placement, en octobre 2000. Quebecor s'offrait non seulement le plus important câblodistributeur au Québec, mais il contrôlait désormais ses filiales, notamment le télédiffuseur TVA et l'éditeur internet Netgraphe.
L'empire du papier s'est alors transformé en conglomérat médiatique intégré. «Notre succès dans l'économie numérique devait nécessairement passer par une convergence totale des technologies et des contenus, a souligné Pierre Karl Péladeau mercredi, lors de son dernier discours devant les actionnaires de Québecor. En définitive, c'est bel et bien Vidéotron qui canalise et canalisera cette stratégie de contenus alliant l'ensemble de nos filiales et l'ensemble de nos métiers.»
Au fil des années 2000, Quebecor a offert de nouveaux services : portails web généralistes et spécialisés, téléchargement de fichiers musicaux, vidéo sur demande, téléphonie par câble et sans fil. Le lancement de son réseau mobile évolué, le 9 septembre 2010, a coûté plus de 1,5 milliard $.
«Cet investissement a fait de Québecor l'un des plus importants investisseurs privés au Québec de la fin des années 2000», a indiqué mercredi Pierre Karl Péladeau.
Les revenus de Québecor ont atteint 4,3 milliards $ en 2012.
«Je suis très fier du travail que nous avons réalisé au cours des 14 dernières années, inspiré par notre succès industriel précédent, a déclaré M. Péladeau, devant ses actionnaires. Nous avons littéralement transformé l'entreprise pour en faire le chef de file québécois des télécommunications, du divertissement et de l'information.»
En 1950, Pierre Péladeau était un jeune homme de 25 ans, diplômé en droit et en philosophie, qui s'intéressait à l'édition. Il a emprunté 1500$ à sa mère pour acheter Le Journal de Rosemont. Il a ensuite lancé plusieurs hebdomadaires, mis la main sur une imprimerie... et il est devenu millionnaire en 1959.
L'éditeur a créé Le Journal de Montréal en 1964, pendant que le quotidien le plus populaire de l'époque, La Presse, était paralysé par un conflit de travail. Le Journal de Québec a vu le jour en 1967.
En 1965, Pierre Péladeau a regroupé ses propriétés sous une nouvelle entreprise: Quebecor (Québecor depuis avril 2012). S'en suivent les inscriptions aux Bourses de New York et de Montréal en 1972. Pendant les décennies 1970, 1980 et 1990, l'entreprise a lancé plusieurs publications et procédé à de nombreuses acquisitions: journaux, éditeurs de livres, une papetière, des imprimeries, une chaîne de télévision, etc.
Pierre Péladeau a rendu l'âme la veille de Noël 1997. Quinze mois plus tard, son fils Pierre Karl est devenu président et chef de la direction de Quebecor.
Une transaction de 2,7 milliards $ US a donné naissance en 1999 à Quebecor World, le plus important imprimeur commercial au monde. Mais la transaction la plus spectaculaire (5,7 milliards $) et la plus controversée demeure l'acquisition de Vidéotron, avec l'appui de la Caisse de dépôt et placement, en octobre 2000. Quebecor s'offrait non seulement le plus important câblodistributeur au Québec, mais il contrôlait désormais ses filiales, notamment le télédiffuseur TVA et l'éditeur internet Netgraphe.
L'empire du papier s'est alors transformé en conglomérat médiatique intégré. «Notre succès dans l'économie numérique devait nécessairement passer par une convergence totale des technologies et des contenus, a souligné Pierre Karl Péladeau mercredi, lors de son dernier discours devant les actionnaires de Québecor. En définitive, c'est bel et bien Vidéotron qui canalise et canalisera cette stratégie de contenus alliant l'ensemble de nos filiales et l'ensemble de nos métiers.»
Au fil des années 2000, Quebecor a offert de nouveaux services : portails web généralistes et spécialisés, téléchargement de fichiers musicaux, vidéo sur demande, téléphonie par câble et sans fil. Le lancement de son réseau mobile évolué, le 9 septembre 2010, a coûté plus de 1,5 milliard $.
«Cet investissement a fait de Québecor l'un des plus importants investisseurs privés au Québec de la fin des années 2000», a indiqué mercredi Pierre Karl Péladeau.
Les revenus de Québecor ont atteint 4,3 milliards $ en 2012.
«Je suis très fier du travail que nous avons réalisé au cours des 14 dernières années, inspiré par notre succès industriel précédent, a déclaré M. Péladeau, devant ses actionnaires. Nous avons littéralement transformé l'entreprise pour en faire le chef de file québécois des télécommunications, du divertissement et de l'information.»
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