mercredi 8 mai 2013

Conciliation travail-études

Des avancées considérables dans la région

Première publication 8 mai 2013 à 18h45
Par Marie-Pier Cornellier | TVA Sherbrooke
Le programme «conciliation études-travail» est sur la bonne voie. Plus de 265 milieux de travail se sont impliqués depuis qu'il a été implanté à Sherbrooke en 2009.Aujourd'hui, les différents partenaires du réseau scolaire étaient fiers de présenter les avancées du programme.
Employeur certifié du programme études-travail, Momo Sports de Sherbrooke compte 110 employés. Du nombre, plus de la moitié de son équipe est composée d'étudiants.
L'employeur «conciliant» doit donner toute latitude à son travailleur-étudiant, se montrer flexible avec ses horaires de classe.
Michel Bernard Michel Bernard, directeur général de la Commission scolaire de la région de Sherbrooke (CSRS) (TVA Nouvelles)
«L'employeur et l'employé s'unissent autour d'un défi qui est de poursuivre les études tout en gardant un équilibre», a expliqué Michel Bernard, directeur général de la Commission scolaire de la région de Sherbrooke (CSRS).
Mais il y a un danger: l'appât du gain devient parfois trop alléchant.
Marilène Bégin-Lavallée Marilène Bégin-Lavallée, étudiante (TVA Nouvelles)
Marilène Bégin-Lavallée travaille chez Momo Sports depuis dix ans. Mère monoparentale, étudiante à la maîtrise, elle avoue avoir failli tout laisser tomber pour occuper un poste temps plein au département du marketing : «J'y ai déjà pensé de commencer à travailler et de faire ma maîtrise à temps partiel, mais je ne voulais pas vivre plus tard avec des remords. Surtout avec tout le temps et l'énergie que j'ai mis dans mes études.»
Le programme "conciliation études-travail" a fait ses preuves. À la Commission scolaire Eastern Townships, le taux de décrochage des écoles en territoire estrien oscille entre 10 et 16%. En Montérégie, c'est le double.
«La différence, c'est qu'ici, en Estrie, il y a une mobilisation des employeurs, mais ça ne se fait pas en Montérégie», a souligné Chantale Beaulieu directrice générale de la Commission scolaire Eastern Townships.
Et à la Commission scolaire de la région de Sherbrooke, ce taux a chuté de 6.2% en 1 an.
William Maurice William Maurice, étudiant (TVA Nouvelles)
William Maurice était sur la voie du décrochage. À 16 ans, en raison de problèmes de délinquance, il fréquente l'école spécialisée Val du Lac. Trois jours par semaine, il travaille comme commis des fruits et légumes au IGA Extra, un employeur impliqué dans le programme. «Mes habilités sont mises à l'épreuve. C'est un milieu de stage non payé, ça me donne une possibilité de continuer les études sans décrocher», a-t-il rapporté.
Plus de 50% des jeunes décrochent pendant la période estivale. Ils prennent goût à l'autonomie financière que leur apporte leur travail d'été. Une statistique qui démontre bien que ce n'est pas tous qui sont capable de concilier l'étude et le travail.

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