mercredi 22 mai 2013

Graffitis à Sherbrooke

Des mesures répressives envisagées

Première publication 22 mai 2013 à 17h58
Des mesures répressives envisagées
Crédit photo : Agence QMI
Par Éliane Thibault | Agence QMI
Avec des amendes plus salées pour les graffiteurs et une obligation pour les propriétaires de bâtiments de nettoyer plus rapidement les dégâts, la Ville de Sherbrooke espère décourager les vandales.
Ces mesures proposées par le comité tags et graffitis de la municipalité pourraient être adoptées au cours de la prochaine année. «Nettoyer rapidement, c'est la meilleure façon de décourager les graffiteurs», a indiqué la présidente du comité, Chantal L'Espérance.
(Agence QMI)
Selon cette dernière, la répression doit désormais s'ajouter aux mesures préventives récemment mises de l'avant, notamment grâce à des murs entièrement dédiés aux graffiteurs. Après une année à observer les agissements de ces derniers sur le territoire sherbrookois, la Ville est de plus en plus apte à agir.
«On connaît la problématique. On l'a documentée suffisamment et maintenant on sait qu'il faut un moyen de répression pour le petit noyau dur qui ne veut pas travailler dans le sens de notre projet», a ajouté Mme L'Espérance. Cette dernière estime que les plaintes déposées auprès du Service de police de Sherbrooke permettent aux enquêteurs de mettre la main au collet des fautifs. Maintenant au courant des habitudes des graffiteurs, le SPS pourra adapter ses techniques et les attraper sur le fait.
(Agence QMI)
Bien consciente qu'il s'agit d'un travail de longue haleine, Chantal L'Espérance se dit tout de même satisfaite des résultats obtenus à ce jour. En 2012, la Ville a enregistré 55 % moins de plaintes pour graffitis qu'en 2011. De plus, des frais de nettoyage de 100 000 $ habituellement alloués par la Ville, seulement 56 000 $ ont été nécessaires.
«Ça ne concerne que les bâtiments municipaux ou paramunicipaux, mais ça demeure un indicateur pour nous», a expliqué la conseillère municipale.

Artistes ou vandales

Selon Chantal L'Espérance, environ 75 % des graffiteurs sont surtout à la recherche d'un endroit où ils pourront pratiquer leur art. Les murs mis à leur disposition par la Ville de Sherbrooke viennent donc combler leur envie de créer.
Les projets mis sur pied par le comité tags et graffitis visent à mettre en valeur le travail de ces artistes. Cependant, même eux sont parfois victimes de vandalisme.
«Généralement, les graffiteurs respectent l'art, mais il y en a quelques-uns qui iront mettre des tags sur les œuvres. C'est triste et c'est un manque de respect», a dit Chantal L'Espérance.

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