Dons de sang
Timide permission aux homosexuels
Première publication 22 mai 2013 à 21h48
Crédit photo : archives AFP
Agence QMI
Les homosexuels pourront dorénavant donner du sang, mais seulement s'ils n'ont pas eu de relation sexuelle depuis cinq ans, une mesure qui déplaît à la communauté gaie.
Après des années de refus, Santé Canada a finalement accepté la demande de la Société canadienne du sang et d'Hema-Québec selon laquelle les hommes ayant eu des relations homosexuelles puissent faire don de leur sang. Ceux-ci devront toutefois respecter une période de cinq ans entre le moment de la dernière relation homosexuelle et le don.
Depuis le début des années 90, tous ceux qui répondaient oui à la question: «Depuis 1977, avez-vous eu une relation sexuelle avec un homme, même une seule fois?» étaient automatiquement exclus de la démarche.
Thérèse Richer, de MIELS-Québec, qui vient en aide aux gens atteints du VIH, croit que la décision est incompréhensible. «Au Royaume-Uni et en Australie, la période d'exclusion est d'un an; là, ça aurait été un pas en avant.» Elle rappelle que «les tests actuels sont très efficaces pour déceler tous les ITSS».
Raphaël Brassard, qui a écrit une lettre ouverte dans les journaux à Santé Canada, il y a quelques semaines, pour dénoncer cette situation, est aussi déçu de la timidité de l'organisme. «Ça ne vient pas régler le problème, une personne comme moi qui est homosexuelle n'a pas une relation sexuelle aux cinq ans, c'est seulement bon pour ceux qui ont essayé d'aller voir ailleurs», indique-t-il.
Chez Hema-Québec, les dirigeants préfèrenr une ouverture prudente. «Dans la population, on sait qu'il y a des groupes qui sont plus à risque pour certaines infections», explique le Dr Marc Germain, d'Héma-Québec. Or les statistiques montrent que les homosexuels sont 30 fois plus à risque que les hétérosexuels, rappelle le Dr Germain.
Après des années de refus, Santé Canada a finalement accepté la demande de la Société canadienne du sang et d'Hema-Québec selon laquelle les hommes ayant eu des relations homosexuelles puissent faire don de leur sang. Ceux-ci devront toutefois respecter une période de cinq ans entre le moment de la dernière relation homosexuelle et le don.
Depuis le début des années 90, tous ceux qui répondaient oui à la question: «Depuis 1977, avez-vous eu une relation sexuelle avec un homme, même une seule fois?» étaient automatiquement exclus de la démarche.
Thérèse Richer, de MIELS-Québec, qui vient en aide aux gens atteints du VIH, croit que la décision est incompréhensible. «Au Royaume-Uni et en Australie, la période d'exclusion est d'un an; là, ça aurait été un pas en avant.» Elle rappelle que «les tests actuels sont très efficaces pour déceler tous les ITSS».
Raphaël Brassard, qui a écrit une lettre ouverte dans les journaux à Santé Canada, il y a quelques semaines, pour dénoncer cette situation, est aussi déçu de la timidité de l'organisme. «Ça ne vient pas régler le problème, une personne comme moi qui est homosexuelle n'a pas une relation sexuelle aux cinq ans, c'est seulement bon pour ceux qui ont essayé d'aller voir ailleurs», indique-t-il.
Chez Hema-Québec, les dirigeants préfèrenr une ouverture prudente. «Dans la population, on sait qu'il y a des groupes qui sont plus à risque pour certaines infections», explique le Dr Marc Germain, d'Héma-Québec. Or les statistiques montrent que les homosexuels sont 30 fois plus à risque que les hétérosexuels, rappelle le Dr Germain.
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