Légionellose à Québec
Communications défaillantes à la Santé publique?
Première publication 8 mai 2013 à 13h16
Mise à jour : 8 mai 2013 à 18h56
Mise à jour : 8 mai 2013 à 18h56
Tant la CSQ que des familles de victimes dénoncent des lacunes dans les communications de la Santé publique au moment de la crise de la légionellose, l'an dernier, à Québec.
Trois proches de personnes décédées sont venues dire à la coroner Catherine Rudel-Tessier qu'elles auraient souhaité être informées plus clairement, lors de cette éclosion de légionellose qui a touché 180 personnes et fait 14 victimes. Solange Allen a perdu son mari, âgé de 64 ans, Marie-Claude Savard a perdu sa mère, âgée de 75 ans, et Jocelyne Simard, dont la mère, morte à 88 ans, a été la première victime de la maladie, le 2 août 2012.
Selon elles, la Direction régionale de la santé publique n'a pas pris les moyens nécessaires pour rejoindre la population, en plein été. Avant le diagnostic du médecin, ni l'une, ni l'autre ne savait qu'il y avait éclosion de légionellose à Québec.
Elles ajoutent que, si elles l'avaient su, elles auraient sans doute agi plus rapidement pour faire en sorte que leurs proches reçoivent les soins adéquats.
«Il faut aviser la population. C'est ce que la Santé publique n'a pas fait. Je veux que la population soit avisée. Là, c'était la légionellose. Il va y avoir d'autre chose et, à l'avenir, que leur première préoccupation à la Santé publique, ce soit la population qu'on avise tout de suite» dit Solange Allen.
Les trois femmes proposent donc que les autorités adoptent des stratégies de communication fiables et éprouvées, comme la distribution de tracts dans les quartiers visés ou des messages téléphoniques comme ceux d'Hydro-Québec lors d'interruption de service planifiée. Autre suggestion: des bandeaux en bas d'écran, à la télé, comme lorsqu'il y a fermeture d'écoles, les jours de tempête.
La tour de refroidissement de la CSQ, sur le Complexe Jacques-Cartier (Agence QMI)
Selon la CSQ, la DRSPQ devrait revoir son protocole de communications.
Elle donne l'exemple des lettres et ordonnances, qui n'ont pas toujours été remises directement aux personnes en autorité, chez elle, pendant la crise de la légionellose. De plus, dit la centrale, le vocabulaire utilisé dans les communications de la Santé publique n'a pas aidé à compréhension de ce qui devait être fait sur sa tour de refroidissement.
«Je pense que ça va faire partie des premières recommandations, d'avoir des communications dans les règles de l'art, d'avoir des communications qui sont claires, nettes et précises», de dire Daniel Lafrenière, secrétaire-trésorier de la centrale.
«Lorsqu'on reçoit des communications officielles et que c'est remis un petit peu au gardien de sécurité, qui est un sous-traitant dans l'immeuble, au lieu de les remettre aux personnes en autorité ou des communications qui arrivent à la veille de grands congés en dehors des heures de travail, il ne faut pas s'attendre à ce qu'il y ait des actions instantanées qui se produisent.
La crise, il faut le dire, a éclaté en pleine période de vacances de la construction, ce qui n'a sans doute pas aidé, non plus.
Trois proches de personnes décédées sont venues dire à la coroner Catherine Rudel-Tessier qu'elles auraient souhaité être informées plus clairement, lors de cette éclosion de légionellose qui a touché 180 personnes et fait 14 victimes. Solange Allen a perdu son mari, âgé de 64 ans, Marie-Claude Savard a perdu sa mère, âgée de 75 ans, et Jocelyne Simard, dont la mère, morte à 88 ans, a été la première victime de la maladie, le 2 août 2012.
Selon elles, la Direction régionale de la santé publique n'a pas pris les moyens nécessaires pour rejoindre la population, en plein été. Avant le diagnostic du médecin, ni l'une, ni l'autre ne savait qu'il y avait éclosion de légionellose à Québec.
Elles ajoutent que, si elles l'avaient su, elles auraient sans doute agi plus rapidement pour faire en sorte que leurs proches reçoivent les soins adéquats.
«Il faut aviser la population. C'est ce que la Santé publique n'a pas fait. Je veux que la population soit avisée. Là, c'était la légionellose. Il va y avoir d'autre chose et, à l'avenir, que leur première préoccupation à la Santé publique, ce soit la population qu'on avise tout de suite» dit Solange Allen.
Les trois femmes proposent donc que les autorités adoptent des stratégies de communication fiables et éprouvées, comme la distribution de tracts dans les quartiers visés ou des messages téléphoniques comme ceux d'Hydro-Québec lors d'interruption de service planifiée. Autre suggestion: des bandeaux en bas d'écran, à la télé, comme lorsqu'il y a fermeture d'écoles, les jours de tempête.
Stratégie bancale?
Même message de la part de la Centrale des syndicats du Québec, propriétaire de la tour de refroidissement qui est à la source de l'éclosion, mais pour des raisons différentes.Selon la CSQ, la DRSPQ devrait revoir son protocole de communications.
Elle donne l'exemple des lettres et ordonnances, qui n'ont pas toujours été remises directement aux personnes en autorité, chez elle, pendant la crise de la légionellose. De plus, dit la centrale, le vocabulaire utilisé dans les communications de la Santé publique n'a pas aidé à compréhension de ce qui devait être fait sur sa tour de refroidissement.
«Je pense que ça va faire partie des premières recommandations, d'avoir des communications dans les règles de l'art, d'avoir des communications qui sont claires, nettes et précises», de dire Daniel Lafrenière, secrétaire-trésorier de la centrale.
«Lorsqu'on reçoit des communications officielles et que c'est remis un petit peu au gardien de sécurité, qui est un sous-traitant dans l'immeuble, au lieu de les remettre aux personnes en autorité ou des communications qui arrivent à la veille de grands congés en dehors des heures de travail, il ne faut pas s'attendre à ce qu'il y ait des actions instantanées qui se produisent.
La crise, il faut le dire, a éclaté en pleine période de vacances de la construction, ce qui n'a sans doute pas aidé, non plus.
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