EXCLUSIF - Hydro-Québec
Nouvelle hausse du compte d'électricité?
Première publication 21 mai 2013 à 19h23
TVA Nouvelles
Dans les journaux de la fin de semaine, c'est sans tambour ni trompette qu'Hydro-Québec a publié un avis public dans lequel la société d'État annonce vouloir obtenir un rendement de 9,2% sur ses capitaux propres. Cela correspond à 32 milliards d'actifs, ou la moitié de la valeur d'Hydro-Québec avec les centrales.
L'an dernier, la Régie de l'énergie avait autorisé un rendement de 6,3%. Hydro-Québec demande cette fois à la Régie de hausser ce rendement à 9,2%. Avec un tel taux, cela se traduirait par une augmentation de 260 millions de dollars par année pour les consommateurs québécois.
«Ces 3% se transposent, à peu près, à 2,6% d'augmentation dans les tarifs, ce qui veut dire 260 millions de plus par année que les consommateurs devront payer à Hydro-Québec», explique Luc Boulanger, directeur exécutif de l'Association québécoise des consommateurs industriels d'électricité.
(TVA Nouvelles)
La Régie acceptera-t-elle de hausser de nouveau la facture des Québécois? Jean-François Blain, un analyste indépendant, croit que oui.
«Les régisseurs sont donc nommés par l'actionnaire du plus gros distributeur qui vient demander d'autoriser les augmentations de tarifs devant eux, dit M. Blain. On a un problème de trio incestueux.»
Au cours des dernières années, Hydro-Québec a profité de la baisse des taux d'intérêt sur les marchés financiers. Elle a surestimé ses dépenses et elle a sous-estimé ses revenus. Tant et si bien qu'Hydro-Québec a perçu près d'un milliard de plus auprès des consommateurs que ce qui avait été autorisé par la Régie de l'énergie.
«On parle de 900 millions de trop-perçus, à date, dans les cinq dernières années», mentionne M. Boulanger.
Jean-François Blain estime que dans la situation de monopole comme celle d'Hydro-Québec, il s'agit d'un taux de rendement nettement exagéré.
D'après un reportage de Michel Morin
L'an dernier, la Régie de l'énergie avait autorisé un rendement de 6,3%. Hydro-Québec demande cette fois à la Régie de hausser ce rendement à 9,2%. Avec un tel taux, cela se traduirait par une augmentation de 260 millions de dollars par année pour les consommateurs québécois.
«Ces 3% se transposent, à peu près, à 2,6% d'augmentation dans les tarifs, ce qui veut dire 260 millions de plus par année que les consommateurs devront payer à Hydro-Québec», explique Luc Boulanger, directeur exécutif de l'Association québécoise des consommateurs industriels d'électricité.
La Régie acceptera-t-elle de hausser de nouveau la facture des Québécois? Jean-François Blain, un analyste indépendant, croit que oui.
«Les régisseurs sont donc nommés par l'actionnaire du plus gros distributeur qui vient demander d'autoriser les augmentations de tarifs devant eux, dit M. Blain. On a un problème de trio incestueux.»
Au cours des dernières années, Hydro-Québec a profité de la baisse des taux d'intérêt sur les marchés financiers. Elle a surestimé ses dépenses et elle a sous-estimé ses revenus. Tant et si bien qu'Hydro-Québec a perçu près d'un milliard de plus auprès des consommateurs que ce qui avait été autorisé par la Régie de l'énergie.
«On parle de 900 millions de trop-perçus, à date, dans les cinq dernières années», mentionne M. Boulanger.
Jean-François Blain estime que dans la situation de monopole comme celle d'Hydro-Québec, il s'agit d'un taux de rendement nettement exagéré.
D'après un reportage de Michel Morin
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