Fournisseur privé de contenu populaire
Des dommages en quelques jours?
Première publication 7 mai 2013 à 16h58
Crédit photo : archives, Agence QMI
Clément Audet, vice-président aux solutions pour les consommateurs de Telus au Québec
Par Michel Munger | Agence QMI
Les dommages peuvent être faits en quelques jours si un fournisseur de télécoms est privé de contenu populaire par un concurrent, a avancé mardi la société Telus.
L'entreprise de Vancouver a affirmé au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), que le monde de la télé a changé. Selon elle, les règles en matière d'intégration verticale sont dépassées et il faudra les renforcer si Bell reçoit l'autorisation d'acheter Astral.
Telus s'en prend au code de conduite présentement en vigueur, que Bell suggérera de bonifier mercredi. Les règles actuelles ne permettent pas de parvenir à une décision en moins d'un an si deux entreprises échouent en négociant la distribution d'une chaîne de télé.
«Si vous écoutez une émission et que les gens formulent des commentaires sur Twitter, l'information est périmée deux jours après, croit Clément Audet, vice-président aux solutions pour les consommateurs de Telus au Québec. Ce qui était court il y a trois ou quatre ans est une éternité aujourd'hui.»
Sa collègue Ann Mainville-Neeson, directrice de la réglementation en radiodiffusion, fait l'aveu embarrassant que «Bell n'a pas besoin des services de distribution» de ses rivales en raison de son réseau de télécoms qui couvre le Canada. Elle peut parvenir seule à ses fins.
La compagnie a-t-elle fait fausse route en n'achetant pas des sources de contenu, comme l'a fait Bell ?
«Le problème n'est pas la stratégie de Telus, a expliqué Clément Audet. Le cadre réglementaire canadien dit que le contenu doit être accessible à tous les Canadiens. Ce n'est pas un enjeu présentement, mais en créant un tel géant, ça devient un enjeu.»
En refusant l'achat d'Astral l'an dernier, le CRTC avait dit qu'il aurait fallu imposer des règles trop sévères pour encadrer son pouvoir.
«Dans la mesure où tout le monde est d'accord qu'il faut changer les lois, la transaction est trop grosse», a conclu M. Audet.
L'entreprise de Vancouver a affirmé au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), que le monde de la télé a changé. Selon elle, les règles en matière d'intégration verticale sont dépassées et il faudra les renforcer si Bell reçoit l'autorisation d'acheter Astral.
Telus s'en prend au code de conduite présentement en vigueur, que Bell suggérera de bonifier mercredi. Les règles actuelles ne permettent pas de parvenir à une décision en moins d'un an si deux entreprises échouent en négociant la distribution d'une chaîne de télé.
«Si vous écoutez une émission et que les gens formulent des commentaires sur Twitter, l'information est périmée deux jours après, croit Clément Audet, vice-président aux solutions pour les consommateurs de Telus au Québec. Ce qui était court il y a trois ou quatre ans est une éternité aujourd'hui.»
Sa collègue Ann Mainville-Neeson, directrice de la réglementation en radiodiffusion, fait l'aveu embarrassant que «Bell n'a pas besoin des services de distribution» de ses rivales en raison de son réseau de télécoms qui couvre le Canada. Elle peut parvenir seule à ses fins.
La compagnie a-t-elle fait fausse route en n'achetant pas des sources de contenu, comme l'a fait Bell ?
«Le problème n'est pas la stratégie de Telus, a expliqué Clément Audet. Le cadre réglementaire canadien dit que le contenu doit être accessible à tous les Canadiens. Ce n'est pas un enjeu présentement, mais en créant un tel géant, ça devient un enjeu.»
En refusant l'achat d'Astral l'an dernier, le CRTC avait dit qu'il aurait fallu imposer des règles trop sévères pour encadrer son pouvoir.
«Dans la mesure où tout le monde est d'accord qu'il faut changer les lois, la transaction est trop grosse», a conclu M. Audet.
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