Transaction d'Astral
Bell ne sert que ses intérêts, selon Cogeco
Première publication 8 mai 2013 à 12h08
Mise à jour : 8 mai 2013 à 13h23
Mise à jour : 8 mai 2013 à 13h23
Par Michel Munger | Agence QMI
Bell Canada est un géant dans une «situation actuelle trop dominante» qui confond ses intérêts avec l'intérêt public, a dit Louis Audet, président et chef de la direction de Cogeco Câble.
M. Audet a une fois de plus manifesté mercredi une forte opposition à l'achat du diffuseur Astral par Bell, lors des audiences publiques du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).
Bell n'aurait pas suffisamment modifié son projet pour qu'il devienne d'intérêt public.
«Au contraire, a dit M. Audet, nous vous représentons que le comportement de Bell tout le long du processus démontre une fois de plus que celle-ci considère que ses propres intérêts commerciaux privés équivalent à l'intérêt public.»
«Bell se considère par ailleurs en droit de faire approuver cette transaction d'envergure exceptionnelle moyennant seulement des engagements très ordinaires ou vagues pour le réel avantage du système canadien de radiodiffusion et des communautés desservies», a-t-il ajouté.
Le patron du câblodistributeur québécois croit que la deuxième transaction crée «toujours un niveau sans précédent et malsain de concentration de la propriété» et d'intégration des médias.
Une des conséquences serait d'accorder à Bell-Astral le contrôle sur 40% des paiements d'affiliation de Cogeco Câble, a indiqué M. Audet.
Si le CRTC devait donner son feu vert à l'acquisition, l'industrie deviendrait un «environnement excessivement dangereux» qui mettrait «en péril la capacité des entreprises de distribution à livrer une programmation à prix abordable [...] sur des plateformes multiples».
Cette réalité serait «manifestement préjudiciable à la concurrence efficace et au meilleur intérêt des consommateurs».
Louis Audet n'achète pas les arguments de George Cope, président et chef de la direction de Bell, qui a qualifié de «100% erronée» l'idée que Bell pouvait commettre des abus de pouvoir.
Il soutient que négocier avec ce concurrent est une tâche ardue. À titre d'exemple, le renouvellement des droits sur CTV a été «extrêmement difficile et le résultat n'a pas été satisfaisant». Aussi, la proposition de service de Bell sur plusieurs plateformes «est une insulte à notre intelligence».
Cogeco Câble demande ainsi au CRTC d'«assumer pleinement et jusqu'au bout votre responsabilité en tant qu'autorité supérieure» en bloquant la transaction.
Jean-Pierre Blais, président du CRTC, a voulu savoir s'il devait forcer Bell à vendre la chaîne de cinéma The Movie Network, tel qu'exigé par Rogers Communications.
«On solutionne le problème de Rogers et on dit aux autres: débrouillez-vous», a rétorqué Louis Audet.
Cogeco a plutôt demandé au tribunal administratif de se pencher sur la transaction telle que présentée.
M. Audet la qualifie de «bataille pour essayer de monopoliser des contenus qui ne peuvent pas être reproduits ou substitués par les autres joueurs de l'industrie».
M. Audet a une fois de plus manifesté mercredi une forte opposition à l'achat du diffuseur Astral par Bell, lors des audiences publiques du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).
Bell n'aurait pas suffisamment modifié son projet pour qu'il devienne d'intérêt public.
«Au contraire, a dit M. Audet, nous vous représentons que le comportement de Bell tout le long du processus démontre une fois de plus que celle-ci considère que ses propres intérêts commerciaux privés équivalent à l'intérêt public.»
«Bell se considère par ailleurs en droit de faire approuver cette transaction d'envergure exceptionnelle moyennant seulement des engagements très ordinaires ou vagues pour le réel avantage du système canadien de radiodiffusion et des communautés desservies», a-t-il ajouté.
Le patron du câblodistributeur québécois croit que la deuxième transaction crée «toujours un niveau sans précédent et malsain de concentration de la propriété» et d'intégration des médias.
Une des conséquences serait d'accorder à Bell-Astral le contrôle sur 40% des paiements d'affiliation de Cogeco Câble, a indiqué M. Audet.
Si le CRTC devait donner son feu vert à l'acquisition, l'industrie deviendrait un «environnement excessivement dangereux» qui mettrait «en péril la capacité des entreprises de distribution à livrer une programmation à prix abordable [...] sur des plateformes multiples».
Cette réalité serait «manifestement préjudiciable à la concurrence efficace et au meilleur intérêt des consommateurs».
Louis Audet n'achète pas les arguments de George Cope, président et chef de la direction de Bell, qui a qualifié de «100% erronée» l'idée que Bell pouvait commettre des abus de pouvoir.
Il soutient que négocier avec ce concurrent est une tâche ardue. À titre d'exemple, le renouvellement des droits sur CTV a été «extrêmement difficile et le résultat n'a pas été satisfaisant». Aussi, la proposition de service de Bell sur plusieurs plateformes «est une insulte à notre intelligence».
Cogeco Câble demande ainsi au CRTC d'«assumer pleinement et jusqu'au bout votre responsabilité en tant qu'autorité supérieure» en bloquant la transaction.
The Movie Network
Jean-Pierre Blais, président du CRTC, a voulu savoir s'il devait forcer Bell à vendre la chaîne de cinéma The Movie Network, tel qu'exigé par Rogers Communications.
«On solutionne le problème de Rogers et on dit aux autres: débrouillez-vous», a rétorqué Louis Audet.
Cogeco a plutôt demandé au tribunal administratif de se pencher sur la transaction telle que présentée.
M. Audet la qualifie de «bataille pour essayer de monopoliser des contenus qui ne peuvent pas être reproduits ou substitués par les autres joueurs de l'industrie».
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