TVA Exclusif - Délais d'intervention à Laval
Les ambulanciers inquiets
Première publication 20 mai 2013 à 17h41
TVA Nouvelles
Effectifs réduits, délais de réponses trop longs, nombreux appels en attente. Les ambulanciers de Laval dénoncent les conditions de travail dans lesquelles ils doivent travailler depuis plusieurs semaines et qui, craignent-ils, pourraient avoir de graves conséquences.
«On arrive sur les lieux et, souvent, les délais font qu'on est obligé de prendre le patient un peu plus détérioré qu'au début de l'appel. [...] Un jour, on va se retrouver face à une situation où les ressources ne seront pas toutes présentes pour l'événement qu'on va vivre», explique Réjean Leclerc, président des ambulanciers d'Urgences-santé.
Depuis le 6 mai dernier, le syndicat affirme avoir reçu dix plaintes de ses membres dont cinq au sujet de délais de réponse hors-norme. Les ambulanciers prennent parfois plus de 20 minutes pour se rendre sur les lieux d'appels qui devraient pourtant être répondus plus rapidement.
C'est notamment le cas d'un septuagénaire qui a communiqué avec le 911 à 15h18, hier, à la suite d'une douleur au thorax et d'une difficulté à respirer. L'appel a été mis en attente jusqu'à 15h30 et les ambulanciers se sont finalement présentés cinq minutes plus tard, à 15h35.
La semaine dernière, un patient a même perdu la vie. Impossible de dire, toutefois, si un délai de réponse plus court aurait changé quelque chose.
«Nous, ce qu'on a reçu comme rapport des paramédics, c'est qu'un patient serait décédé entre la réception de l'appel et le transfert du paramédic vers les lieux», soutient Réjean Leclerc.
Selon le syndicat, la réduction des effectifs serait reliée à une motivation strictement économique.
«On nous a clairement exprimé que pour engranger de l'argent, la corporation avait décidé de réduire les effectifs, prétextant une diminution de la demande alors que c'est complètement faux», ajoute le président du syndicat.
La situation est d'autant plus préoccupante du fait que Laval n'a aucun service de premiers répondants, comme c'est notamment le cas à Montréal. Dans la métropole, les pompiers qui agissent à titre de premiers répondants répondent aux appels de priorité 1 et arrivent sur place avant Urgences-santé dans plus de 80% des cas.
En guise de réponse, la Ville de Laval répond que les autopatrouilles de son corps de police sont équipées de défibrillateurs pour des situations d'urgence. La direction d'Urgences-santé devrait quant à elle répondre plus tard.
«On arrive sur les lieux et, souvent, les délais font qu'on est obligé de prendre le patient un peu plus détérioré qu'au début de l'appel. [...] Un jour, on va se retrouver face à une situation où les ressources ne seront pas toutes présentes pour l'événement qu'on va vivre», explique Réjean Leclerc, président des ambulanciers d'Urgences-santé.
Depuis le 6 mai dernier, le syndicat affirme avoir reçu dix plaintes de ses membres dont cinq au sujet de délais de réponse hors-norme. Les ambulanciers prennent parfois plus de 20 minutes pour se rendre sur les lieux d'appels qui devraient pourtant être répondus plus rapidement.
C'est notamment le cas d'un septuagénaire qui a communiqué avec le 911 à 15h18, hier, à la suite d'une douleur au thorax et d'une difficulté à respirer. L'appel a été mis en attente jusqu'à 15h30 et les ambulanciers se sont finalement présentés cinq minutes plus tard, à 15h35.
La semaine dernière, un patient a même perdu la vie. Impossible de dire, toutefois, si un délai de réponse plus court aurait changé quelque chose.
«Nous, ce qu'on a reçu comme rapport des paramédics, c'est qu'un patient serait décédé entre la réception de l'appel et le transfert du paramédic vers les lieux», soutient Réjean Leclerc.
Selon le syndicat, la réduction des effectifs serait reliée à une motivation strictement économique.
«On nous a clairement exprimé que pour engranger de l'argent, la corporation avait décidé de réduire les effectifs, prétextant une diminution de la demande alors que c'est complètement faux», ajoute le président du syndicat.
La situation est d'autant plus préoccupante du fait que Laval n'a aucun service de premiers répondants, comme c'est notamment le cas à Montréal. Dans la métropole, les pompiers qui agissent à titre de premiers répondants répondent aux appels de priorité 1 et arrivent sur place avant Urgences-santé dans plus de 80% des cas.
En guise de réponse, la Ville de Laval répond que les autopatrouilles de son corps de police sont équipées de défibrillateurs pour des situations d'urgence. La direction d'Urgences-santé devrait quant à elle répondre plus tard.
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