EXCLUSIF - Abolitions de postes en santé
Bientôt une seule infirmière pour 190 patients
Première publication 6 mai 2013 à 17h41
TVA Nouvelles
Contraints de devoir réduire ses dépenses de deux millions de dollars comme l'exige le gouvernement, les dirigeants du CSSS Bordeau-Cartierville ont fait savoir qu'ils aboliront de nombreux postes, une situation qui met en péril la qualité des soins et la sécurité des usagers, selon le syndicat des employés.
Ces coupes dans les services aux usagers pourraient être dramatiques pour le Centre d'hébergement Notre-Dame-de-la-Merci de Montréal, où les 400 malades qui y sont hébergés nécessitent chacun plusieurs heures de soins quotidiens par jour.
Le Centre d'hébergement Notre-Dame-de-la-Merci. (Agence QMI)
Les postes de «32 infirmières et infirmières auxiliaires, 27 préposés aux bénéficiaires et 7 agentes administratives (seront supprimés). C'est énorme», dénonce Luc Bastien, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).
Désormais à Notre-Dame-de-la-Merci, il n'y aura qu'une seule infirmière pour 190 patients sur trois étages, alors que trois infirmières faisaient le travail auparavant.
Au CSSS Bordeaux-Cartierville, on précise que l'infirmière sera épaulée par toute une équipe. «Il va y avoir une infirmière la nuit, mais qui sera secondée par sept infirmières auxiliaires, et un coordonnateur, aussi», explique Louise Mercier, responsable aux communications du CSSS.
Le syndicat craint néanmoins que ces coupes budgétaires mettent en danger la sécurité des résidants. «Vous pouvez imaginer la seule infirmière qui va rester pour les trois étages, la pression que cette personne-là va subir», affirme M. Bastien.
«S'il arrive un accident et que cette personne-là tombe, qui sera responsable? Ce sera le préposé aux bénéficiaires», explique le vice-président de la FSSS-CSN.
Dans des CHSLD, au moins deux personnes âgées sont mortes de cette façon, au cours des derniers mois.
Il aurait fallu couper chez les employés cadres, dit le syndicat. Trois ont déjà été mis à pied, rétorque la direction.
«Il y a au moins une dizaine de postes de cadres qui seront abolis d'ici la fin de 2014», précise le porte-parole du CSSS. Il y aura alors un employé cadre pour 19 syndiqués.
Ces compressions ont lieu au moment même ou le ministre de la Santé, Réjean Hébert, promet d'offrir davantage de soins et de services aux personnes âgées.
- D'après un reportage d'Harold Gagné
Ces coupes dans les services aux usagers pourraient être dramatiques pour le Centre d'hébergement Notre-Dame-de-la-Merci de Montréal, où les 400 malades qui y sont hébergés nécessitent chacun plusieurs heures de soins quotidiens par jour.
Les postes de «32 infirmières et infirmières auxiliaires, 27 préposés aux bénéficiaires et 7 agentes administratives (seront supprimés). C'est énorme», dénonce Luc Bastien, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).
Désormais à Notre-Dame-de-la-Merci, il n'y aura qu'une seule infirmière pour 190 patients sur trois étages, alors que trois infirmières faisaient le travail auparavant.
Au CSSS Bordeaux-Cartierville, on précise que l'infirmière sera épaulée par toute une équipe. «Il va y avoir une infirmière la nuit, mais qui sera secondée par sept infirmières auxiliaires, et un coordonnateur, aussi», explique Louise Mercier, responsable aux communications du CSSS.
Le syndicat craint néanmoins que ces coupes budgétaires mettent en danger la sécurité des résidants. «Vous pouvez imaginer la seule infirmière qui va rester pour les trois étages, la pression que cette personne-là va subir», affirme M. Bastien.
Déjà débordés
Les préposés sont déjà débordés et s'occupent souvent de 15 résidents à la fois. Que va-t-il se passer si un préposé est seul pour déplacer un résidant avec un lève-personne, alors qu'ils doivent obligatoirement être deux?«S'il arrive un accident et que cette personne-là tombe, qui sera responsable? Ce sera le préposé aux bénéficiaires», explique le vice-président de la FSSS-CSN.
Dans des CHSLD, au moins deux personnes âgées sont mortes de cette façon, au cours des derniers mois.
Il aurait fallu couper chez les employés cadres, dit le syndicat. Trois ont déjà été mis à pied, rétorque la direction.
«Il y a au moins une dizaine de postes de cadres qui seront abolis d'ici la fin de 2014», précise le porte-parole du CSSS. Il y aura alors un employé cadre pour 19 syndiqués.
Situation semblable ailleurs
Dans tous les CSSS de Montréal, l'Agence de la santé exige des compressions budgétaires de plus de 100 millions de dollars cette année, mais se réserve le droit de refuser ce qui lui sera soumis.Ces compressions ont lieu au moment même ou le ministre de la Santé, Réjean Hébert, promet d'offrir davantage de soins et de services aux personnes âgées.
- D'après un reportage d'Harold Gagné
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