lundi 20 mai 2013

Nouvelle étude

Castration pour les pédophiles récidivistes?

Première publication 20 mai 2013 à 07h19
Castration pour les pédophiles récidivistes?
Crédit photo : Archives TVA Nouvelles
Par Nicolas Saillant | Agence QMI
Une nouvelle étude belge menée sur des pédophiles vient prouver une nouvelle fois l'efficacité de la castration chimique, tout en montrant les limites d'une telle pratique administrée à tous les récidivistes, comme le propose le Doc Mailloux.
Les résultats de l'enquête, menée par le psychiatre Pierre Oswald sur 12 de ses patients, ont démontré une réduction des fantasmes chez tous ses sujets et une diminution importante de la fréquence des érections et des éjaculations pour 10 d'entre eux. «Ce sont des traitements qui fonctionnent», a donc confirmé le Dr Oswald lors d'une conférence au 7e Congrès international francophone sur l'agression sexuelle qui a lieu à Québec cette semaine.
Le médicament utilisé par le spécialiste est le Salvacyl, injecté chez les pédophiles tous les trois mois. La drogue agit ensuite sur une glande du cerveau qui supprime la production de testostérone, contrôlant ainsi la libido.
Malgré des recherches encourageantes, le Dr Oswald précise toutefois qu'il s'agit d'un «traitement de niche». «Imposer la castration chimique aux multirécidivistes, c'est idiot. Ça ne sert à rien, ça n'a aucun sens», tranche le spécialiste.
Il rappelle que les pratiques sexuelles des délinquants peuvent tout de même avoir lieu sous traitement. «Cette demande doit donc venir du patient», explique M. Oswald.

Mailloux persiste


Le Doc Pierre Mailloux, qui a écrit le livre «Pour la castration volontaire des pédophiles» en 2001, demeure pourtant convaincu que la castration reste un moyen efficace de prévenir des crimes. Il proposait dans son livre l'adoption au Québec du «Bill Hoge» californien selon lequel «après deux incarcérations, il n'y a pas de sortie de prison sans castration chimique ou physique».
«Quand est-ce qu'on va adopter ça ici?» lance le psychiatre radié de l'Ordre des médecins. Le Doc Mailloux, qui préfère la castration physique puisqu'elle est irréversible, ne comprend toujours pas pourquoi cette opération n'est pas possible au Québec. «Le traitement chimique est réversible. Dès qu'on l'arrête, tout recommence de trois semaines à trois mois plus tard.»

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