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CGI: le savoir-faire local avant l'emploi à l'étranger
CGI: le savoir-faire local avant l'emploi à l'étranger
Le 16 mai 2013 à 15h50 | Michel Munger / Argent
Mise à jour le 16 mai 2013 à 16h00
La controverse sur les travailleurs étrangers à la Banque Royale a beaucoup fait jaser. Sans commenter le dossier directement, le Groupe CGI dit que les entreprises doivent favoriser le savoir-faire local lorsqu'elles prennent des décisions sur l'emploi.
«Nous voulons regarder au-delà d'entreprises spécifiques», a dit Michael Roach, PDG de CGI, jeudi en marge du premier forum FINTECH sur la finance et la technologie à Montréal. L'événement porte sur le réseautage et le développement de la technologie financière.
«Il faut se pencher sur une immigration sélective, ajoute M. Roach. Mais comme je le dis toujours, le savoir-faire doit rester local parce que c'est lui qui crée de la valeur. Les compagnies doivent aussi avoir leur réputation comme préoccupation. Il faut en parler ouvertement, discuter de la stratégie et de son impact sur les parties prenantes.»
La rentabilité immédiate n'est pas le seul facteur qui doit influencer les choix sur le personnel, fait savoir M. Roach. «Certaines décisions ont des bénéfices à court terme mais des impacts [négatifs] à long terme. Lorsque vous œuvrez dans les services, vous devez rester près de vos clients. Le marché revient à cette notion.»
Le PDG souligne aussi que «les gouvernements du Canada et des États-Unis se penchent sur la réglementation concernant l'utilisation des visas.»
En effet, Ottawa a imposé en début de mai de nouvelles règles pour prioriser l'accès des Canadiens à l'emploi. Il s'agissait d'une réponse au recours aux travailleurs de la multinationale indienne iGate par la Banque Royale, ce qui a affecté 45 emplois à Toronto.
Michael Roach se porte toutefois à la défense de l'impartition par ses clients comme les banques. «Elle aide à partager les investissements. Cela dégage de l'argent pour financer la croissance.»
Le haut dirigeant croit justement que la finance montréalaise peut encore grandir, notamment en resserrant les liens avec les universités. «Nous avons besoin de faire rêver les entrepreneurs. Ils peuvent regarder les champions qui ont bâti de grandes entreprises comme Bombardier, le Cirque du Soleil et Power Corporation. La nouvelle génération doit voir la valeur derrière un plan pour viser le monde.»
Henri-Paul Rousseau, vice-président de Power Corporation, participait au forum FINTECH.
«La technologie a envahi la finance, dit-il à Argent. Si vous combinez la mobilité, les médias sociaux et l'offre des entreprises technologiques, nous avons un monde nouveau. Vous pouvez faire tout, partout. Si on ne l'avait pas eu, le nombre de transactions serait plus petit.»
M. Rousseau a toutefois préféré ne pas aborder les questions sur son passage à la Caisse de dépôt et placement du Québec malgré ses rares sorties devant les médias
«Nous voulons regarder au-delà d'entreprises spécifiques», a dit Michael Roach, PDG de CGI, jeudi en marge du premier forum FINTECH sur la finance et la technologie à Montréal. L'événement porte sur le réseautage et le développement de la technologie financière.
«Il faut se pencher sur une immigration sélective, ajoute M. Roach. Mais comme je le dis toujours, le savoir-faire doit rester local parce que c'est lui qui crée de la valeur. Les compagnies doivent aussi avoir leur réputation comme préoccupation. Il faut en parler ouvertement, discuter de la stratégie et de son impact sur les parties prenantes.»
La rentabilité immédiate n'est pas le seul facteur qui doit influencer les choix sur le personnel, fait savoir M. Roach. «Certaines décisions ont des bénéfices à court terme mais des impacts [négatifs] à long terme. Lorsque vous œuvrez dans les services, vous devez rester près de vos clients. Le marché revient à cette notion.»
Le PDG souligne aussi que «les gouvernements du Canada et des États-Unis se penchent sur la réglementation concernant l'utilisation des visas.»
En effet, Ottawa a imposé en début de mai de nouvelles règles pour prioriser l'accès des Canadiens à l'emploi. Il s'agissait d'une réponse au recours aux travailleurs de la multinationale indienne iGate par la Banque Royale, ce qui a affecté 45 emplois à Toronto.
Michael Roach se porte toutefois à la défense de l'impartition par ses clients comme les banques. «Elle aide à partager les investissements. Cela dégage de l'argent pour financer la croissance.»
Le haut dirigeant croit justement que la finance montréalaise peut encore grandir, notamment en resserrant les liens avec les universités. «Nous avons besoin de faire rêver les entrepreneurs. Ils peuvent regarder les champions qui ont bâti de grandes entreprises comme Bombardier, le Cirque du Soleil et Power Corporation. La nouvelle génération doit voir la valeur derrière un plan pour viser le monde.»
Henri-Paul Rousseau, vice-président de Power Corporation, participait au forum FINTECH.
«La technologie a envahi la finance, dit-il à Argent. Si vous combinez la mobilité, les médias sociaux et l'offre des entreprises technologiques, nous avons un monde nouveau. Vous pouvez faire tout, partout. Si on ne l'avait pas eu, le nombre de transactions serait plus petit.»
M. Rousseau a toutefois préféré ne pas aborder les questions sur son passage à la Caisse de dépôt et placement du Québec malgré ses rares sorties devant les médias
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