Agrile du frêne
Stratégie gagnante contre le prédateur
Première publication 8 mai 2013 à 18h07
Par Agnès Chapsal | Agence QMI
C'est au début de juin que les agriles, ces redoutables prédateurs qui déciment les frênes, émergent. Pour ralentir leur propagation, la Ville de Montréal a lancé une stratégie unique en son genre.
Des infestations d'agriles ont été détectées pour la première fois dans le quartier Hochelaga en 2011. Mais, il a été trouvé pour la première fois en Amérique du Nord à Détroit et à Windsor, acheminé involontairement par la marine marchande qui utilise du bois de calage pour niveler les marchandises sur les bateaux en provenance de l'Asie du Sud Est.
Ailé, ce coléoptère de couleur vert métallique tirant sur le jaune se propage facilement d'un arbre à l'autre. C'est en fait la larve de l'insecte qui décime les frênes. Elle se situe dans une couche de l'arbre où circule la sève.
Depuis deux ans, une trentaine d'arbres seulement ont dû être abattus à Montréal. Ingénieurs et agents de la Ville s'attellent à freiner sa propagation. Mardi, dans l'arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, un piège a été posé, un arbre a été élagué, ses branches, analysées. L'arbre était sain, sans cela, il aurait fait l'objet d'une injection de pesticide.
En forme de triangle, le piège est enduit de colle pour retenir l'insecte. Au centre, on place un appât - un concentré de l'odeur que dégagent les feuilles de l'arbre - comprenant des phéromones (appât sexuel) et des kairomones (appât de plante). Le piège est posé au-dessus du tronc, à environ sept mètres.
«On recherche des débuts du tracé, a expliqué Pierre Rivest, élagueur dans l'arrondissement. On observe surtout les branches de quatre à cinq pouces de diamètres et s'il y a du dépérissement dans la tête de l'arbre».
Une fois les branches coupées, l'écorce est retirée avec un planeur à bois pour voir s'il y a des insectes ou des larves. L'opération permet de détecter une infestation à 75%.
Quand on trouve un frêne infesté, il faut attendre le mois d'octobre pour le traiter avec un biopesticide à faible toxicité, le TreeAzin. «La dose injectée dépend du diamètre de l'arbre», précise Anthony David, conseiller en planification. Le biopesticide affecte la transformation de la larve et rend l'agrile adulte stérile.
Des infestations d'agriles ont été détectées pour la première fois dans le quartier Hochelaga en 2011. Mais, il a été trouvé pour la première fois en Amérique du Nord à Détroit et à Windsor, acheminé involontairement par la marine marchande qui utilise du bois de calage pour niveler les marchandises sur les bateaux en provenance de l'Asie du Sud Est.
Ailé, ce coléoptère de couleur vert métallique tirant sur le jaune se propage facilement d'un arbre à l'autre. C'est en fait la larve de l'insecte qui décime les frênes. Elle se situe dans une couche de l'arbre où circule la sève.
Depuis deux ans, une trentaine d'arbres seulement ont dû être abattus à Montréal. Ingénieurs et agents de la Ville s'attellent à freiner sa propagation. Mardi, dans l'arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, un piège a été posé, un arbre a été élagué, ses branches, analysées. L'arbre était sain, sans cela, il aurait fait l'objet d'une injection de pesticide.
En forme de triangle, le piège est enduit de colle pour retenir l'insecte. Au centre, on place un appât - un concentré de l'odeur que dégagent les feuilles de l'arbre - comprenant des phéromones (appât sexuel) et des kairomones (appât de plante). Le piège est posé au-dessus du tronc, à environ sept mètres.
«On recherche des débuts du tracé, a expliqué Pierre Rivest, élagueur dans l'arrondissement. On observe surtout les branches de quatre à cinq pouces de diamètres et s'il y a du dépérissement dans la tête de l'arbre».
Une fois les branches coupées, l'écorce est retirée avec un planeur à bois pour voir s'il y a des insectes ou des larves. L'opération permet de détecter une infestation à 75%.
Quand on trouve un frêne infesté, il faut attendre le mois d'octobre pour le traiter avec un biopesticide à faible toxicité, le TreeAzin. «La dose injectée dépend du diamètre de l'arbre», précise Anthony David, conseiller en planification. Le biopesticide affecte la transformation de la larve et rend l'agrile adulte stérile.
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