Eau non potable depuis 10 ans
Les résidents de L'Islet devront-ils payer leur réseau d'aqueduc?
Première publication 6 juin 2013 à 17h44
Crédit photo : TVA Nouvelles
Par Catherine Pellerin | TVA Nouvelles
Il y a maintenant plus de 10 ans que des citoyens de L'Islet-sur-Mer se battent pour avoir de l'eau potable. Malgré les démarches faites depuis 2003, le gouvernement du Québec refuse jusqu'ici d'accorder une aide financière à la municipalité pour prolonger son réseau d'aqueduc. Le problème: les propriétés sont situées en dehors du périmètre urbain.
Une eau jaunâtre et polluée de chlorure de calcium, de minéraux et de coliformes fécaux, coule des robinets d'une centaine de résidences. La mauvaise qualité de cette eau affecte aussi la production de trois entreprises laitières.
«C'est inadmissible que l'on doive payer 100% du coût des travaux. C'est inadmissible que le programme a été reconduit pour 50 milliards pour le Québec et qu'il n'y ait pas un 4 millions pour le projet d'ici», déclare Gilles Viel, un résident.

(Crédit photo: TVA Nouvelles)
La dernière solution pour les résidents du secteur: payer eux-mêmes les travaux. La municipalité de L'Islet a évalué combien les propriétaires concernés devraient débourser s'ils se partagent la facture de 6 millions de dollars. Un réseau d'aqueduc et d'égout leur couterait chacun entre 2000$ et 3000$ par année, pendant 30 ou 40 ans.
«Il y a beaucoup de monde qui n'a pas les moyens de doubler leur compte de taxes. Ça double le compte de taxes. Si tu étais à 2000$, tu tombes à 4000$. C'est très cher », explique Jean-Marc Cloutier, le porte-parole du comité de citoyens.
Chaque résident doit maintenant prendre une décision et se prononcer de façon confidentielle, d'ici le 21 juin. À défaut de faire ces travaux, plusieurs riverains devront investir pour respecter les normes. «Ici, il y a 80% des gens que leur puisard s'égoutte directement dans le fleuve», affirme Jean-Marc Cloutier.
Peu importe les résultats du sondage effectué auprès des citoyens, la municipalité continuera de réclamer une aide financière. Le maire a demandé une rencontre avec le ministère des Affaires municipales.
«Je vais continuer, je ne baisserai pas les bras pour aller chercher une aide financière. Ça n'a pas de bon sens que ces gens-là paient 100% des infrastructures. C'est une question de santé aussi », assure André Caron, le maire de L'lslet.

(Crédit photo: TVA Nouvelles)
Il y a deux semaines, 10,4 millions de dollars ont été accordés à Petite-Rivière-Saint-François pour un nouveau réseau d'aqueduc, qui était aussi à l'extérieur du périmètre urbain. «Notre projet, il est subventionnable. Mme Pauline Marois, M. Sylvain Gaudreault, veillez appeler notre maire», lance Gilles Viel.
Les élus et les citoyens espèrent recevoir finalement une réponse positive. Tout est prêt pour le début des travaux. Une firme d'ingénierie même a été mandatée pour préparer le projet.
Les études nécessaires ont également été réalisées. L'une d'elles consistait à s'assurer de la capacité de l'usine de filtration d'eau potable de la municipalité.
Une eau jaunâtre et polluée de chlorure de calcium, de minéraux et de coliformes fécaux, coule des robinets d'une centaine de résidences. La mauvaise qualité de cette eau affecte aussi la production de trois entreprises laitières.
«C'est inadmissible que l'on doive payer 100% du coût des travaux. C'est inadmissible que le programme a été reconduit pour 50 milliards pour le Québec et qu'il n'y ait pas un 4 millions pour le projet d'ici», déclare Gilles Viel, un résident.
(Crédit photo: TVA Nouvelles)
La dernière solution pour les résidents du secteur: payer eux-mêmes les travaux. La municipalité de L'Islet a évalué combien les propriétaires concernés devraient débourser s'ils se partagent la facture de 6 millions de dollars. Un réseau d'aqueduc et d'égout leur couterait chacun entre 2000$ et 3000$ par année, pendant 30 ou 40 ans.
«Il y a beaucoup de monde qui n'a pas les moyens de doubler leur compte de taxes. Ça double le compte de taxes. Si tu étais à 2000$, tu tombes à 4000$. C'est très cher », explique Jean-Marc Cloutier, le porte-parole du comité de citoyens.
Chaque résident doit maintenant prendre une décision et se prononcer de façon confidentielle, d'ici le 21 juin. À défaut de faire ces travaux, plusieurs riverains devront investir pour respecter les normes. «Ici, il y a 80% des gens que leur puisard s'égoutte directement dans le fleuve», affirme Jean-Marc Cloutier.
Peu importe les résultats du sondage effectué auprès des citoyens, la municipalité continuera de réclamer une aide financière. Le maire a demandé une rencontre avec le ministère des Affaires municipales.
«Je vais continuer, je ne baisserai pas les bras pour aller chercher une aide financière. Ça n'a pas de bon sens que ces gens-là paient 100% des infrastructures. C'est une question de santé aussi », assure André Caron, le maire de L'lslet.
(Crédit photo: TVA Nouvelles)
Québec accorde 10M$ pour un projet semblable
Il y a deux semaines, 10,4 millions de dollars ont été accordés à Petite-Rivière-Saint-François pour un nouveau réseau d'aqueduc, qui était aussi à l'extérieur du périmètre urbain. «Notre projet, il est subventionnable. Mme Pauline Marois, M. Sylvain Gaudreault, veillez appeler notre maire», lance Gilles Viel.
Les élus et les citoyens espèrent recevoir finalement une réponse positive. Tout est prêt pour le début des travaux. Une firme d'ingénierie même a été mandatée pour préparer le projet.
Les études nécessaires ont également été réalisées. L'une d'elles consistait à s'assurer de la capacité de l'usine de filtration d'eau potable de la municipalité.
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