Cinquième fermeture en un an
Une librairie de moins à Québec
Première publication 9 juin 2013 à 21h41
Par Nicolas Lachance | Agence QMI
La Librairie générale française a fermé ses portes dimanche, devenant du même coup le cinquième libraire indépendant à s'éteindre cette année dans la région de Québec à cause de la concurrence.
Après la Boutique du livre, la Librairie Globe-Trotter à Sainte-Foy et la Librairie Montmorency, c'est au tour de Librairie générale française, dans la côte de la Fabrique, d'arrêter ses activités. Les raisons: la trop forte concurrence des magasins à grande surface, les livres numériques et l'âge de Jean-Guy Ouellet, propriétaire depuis 30 ans.
«J'y pense depuis un bout. Plusieurs raisons m'ont forcé à fermer, dont la concurrence, ma clientèle âgée qui n'est pas remplacée», a-t-il dit, précisant que le livre numérique prenait de plus en plus de place.
«Internet devient un commerce de plus en plus imposant», dit l'homme, qui affirme mériter sa retraite à 69 ans, après 40 dans le milieu littéraire.
Cependant, c'est la place du livre dans les grandes chaînes comme Jean Coutu qui mine le plus l'industrie, a-t-il évoqué.
«Si c'était reversé aux librairies, ça nous donnerait une chance de survivre. Il faudrait que les nouveautés soient seulement chez les libraires durant quatre mois au lieu d'être dans un marché qui les dilue.»
Une partie de la solution pour sauver les libraires indépendants se trouve dans l'implantation d'un prix plancher pour les nouveautés afin de protéger les petits libraires, croit M. Ouellet.
Toutefois, ce rêve devra attendre, car la commission parlementaire espérée par le gouvernement Marois qui étudiera la pertinence d'imposer un prix unique a été remise à l'automne. Néanmoins, il est convaincu que les librairies survivront. «Il va toujours avoir des librairies indépendantes, mais moins», a-t-il conclu
Après la Boutique du livre, la Librairie Globe-Trotter à Sainte-Foy et la Librairie Montmorency, c'est au tour de Librairie générale française, dans la côte de la Fabrique, d'arrêter ses activités. Les raisons: la trop forte concurrence des magasins à grande surface, les livres numériques et l'âge de Jean-Guy Ouellet, propriétaire depuis 30 ans.
«J'y pense depuis un bout. Plusieurs raisons m'ont forcé à fermer, dont la concurrence, ma clientèle âgée qui n'est pas remplacée», a-t-il dit, précisant que le livre numérique prenait de plus en plus de place.
«Internet devient un commerce de plus en plus imposant», dit l'homme, qui affirme mériter sa retraite à 69 ans, après 40 dans le milieu littéraire.
Cependant, c'est la place du livre dans les grandes chaînes comme Jean Coutu qui mine le plus l'industrie, a-t-il évoqué.
«Si c'était reversé aux librairies, ça nous donnerait une chance de survivre. Il faudrait que les nouveautés soient seulement chez les libraires durant quatre mois au lieu d'être dans un marché qui les dilue.»
Plus tard
Une partie de la solution pour sauver les libraires indépendants se trouve dans l'implantation d'un prix plancher pour les nouveautés afin de protéger les petits libraires, croit M. Ouellet.
Toutefois, ce rêve devra attendre, car la commission parlementaire espérée par le gouvernement Marois qui étudiera la pertinence d'imposer un prix unique a été remise à l'automne. Néanmoins, il est convaincu que les librairies survivront. «Il va toujours avoir des librairies indépendantes, mais moins», a-t-il conclu
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