Sans-fil
Le consommateur prêt à payer plus cher ?
Première publication 3 juin 2013 à 19h36
Crédit photo : archives Agence QMI
Il y a une différence entre ce que les gens veulent payer et sont prêts à payer
Par Michel Munger | Agence QMI
L'industrie de la téléphonie mobile a peut-être trouvé l'argument pour ne plus abaisser ses prix. Elle estime qu'il existe un «surplus» de 11,5 milliards $ entre la valeur réelle de ses services et ce que les clients étaient prêt à payer en 2011.
Ce chiffre ressort d'une étude que l'Association canadienne des télécommunications sans fil (ACTS) a commandée au cabinet de consultants Nordicity. Les résultats ont été dévoilés lundi au sommet canadien des télécoms.
Le «surplus» équivaut à ce que les clients attribuent comme valeur au service sans fil, comparativement à ce que dit le marché. Les 11,5 milliards $ sont composés de 9 milliards $ pour la voix et de 2,5 milliards $ pour les données.
Les prix facturés par les fournisseurs sont donc justifiés selon Bernard Lord, président de l'ACTS. «Contrairement au sensationnalisme que l'on entend parfois, les Canadiens reconnaissent la valeur de leur téléphone et ils consomment davantage. C'est pour ça qu'ils migrent du téléphone traditionnel à l'appareil intelligent avec Internet mobile.»
Plus de mécontents, plus d'abonnés
Pourtant, les clients sont de plus en plus nombreux à manifester leur mécontentement. Plus de 7200 plaintes ont été déposées auprès du Commissaire aux plaintes relatives aux services de télécoms en 2011-12.
«Savez-vous ce qui augmente plus rapidement que le nombre de plaintes ? Le nombre d'abonnés, a rétorqué Bernard Lord. Le nombre de plaintes par abonné a diminué depuis quelques années. Les clients sont mieux informés et les fournisseurs de service aussi.»
M. Lord préfère toutefois minimiser la portée du chiffre de 11,5 milliards $ qu'il vient de dévoiler. «C'est seulement une partie de l'étude. Les Canadiens préféreraient payer moins cher, comme j'aimerais le faire pour tout ce que j'achète. Il y a toutefois une différence entre ce que les gens veulent payer et sont prêts à payer.»
Ce chiffre ressort d'une étude que l'Association canadienne des télécommunications sans fil (ACTS) a commandée au cabinet de consultants Nordicity. Les résultats ont été dévoilés lundi au sommet canadien des télécoms.
Le «surplus» équivaut à ce que les clients attribuent comme valeur au service sans fil, comparativement à ce que dit le marché. Les 11,5 milliards $ sont composés de 9 milliards $ pour la voix et de 2,5 milliards $ pour les données.
Les prix facturés par les fournisseurs sont donc justifiés selon Bernard Lord, président de l'ACTS. «Contrairement au sensationnalisme que l'on entend parfois, les Canadiens reconnaissent la valeur de leur téléphone et ils consomment davantage. C'est pour ça qu'ils migrent du téléphone traditionnel à l'appareil intelligent avec Internet mobile.»
Plus de mécontents, plus d'abonnés
Pourtant, les clients sont de plus en plus nombreux à manifester leur mécontentement. Plus de 7200 plaintes ont été déposées auprès du Commissaire aux plaintes relatives aux services de télécoms en 2011-12.
«Savez-vous ce qui augmente plus rapidement que le nombre de plaintes ? Le nombre d'abonnés, a rétorqué Bernard Lord. Le nombre de plaintes par abonné a diminué depuis quelques années. Les clients sont mieux informés et les fournisseurs de service aussi.»
M. Lord préfère toutefois minimiser la portée du chiffre de 11,5 milliards $ qu'il vient de dévoiler. «C'est seulement une partie de l'étude. Les Canadiens préféreraient payer moins cher, comme j'aimerais le faire pour tout ce que j'achète. Il y a toutefois une différence entre ce que les gens veulent payer et sont prêts à payer.»
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