Face cachée du Grand Prix
L'industrie du sexe tourne à plein régime
Première publication 8 juin 2013 à 17h38
Crédit photo : Agence QMI
TVA Nouvelles
Avec le Grand Prix du Canada de Formule 1, de nombreux amateurs de course envahissent le centre-ville de la métropole. Mais l'ambiance cache une autre réalité, celle des travailleu(r)ses du sexe et de la prostitution.
«Durant le Grand Prix, ces filles travaillent 15 à 16 heures par jour à passer 15, 20 ou 30 clients par jour», indique la députée du Bloc québécois. Elles ont 14-15-16 ans. Elles sont battues, violées. Et c'est aussi le cas pour les femmes adultes.», la députée du Bloc Québécois, Maria Mourani.
Même si la clientèle qui augmente durant cette période, c'est surtout la hausse de l'achalandage dans les commerces sexuels qui est constatée.
«Les filles vont se mettre plus disponibles. Alors oui il y a une augmentation parce qu'il y a plus de clients. Mais ce sont surtout les bars de danseuses qui roulent, surtout ceux proches de Crescent», explique la directrice générale de l'organisme Stella, une association qui défend les droits des travailleuses du sexe, Émilie Laliberté.
«Montréal c'est une ville sexy, le commerce sexuel est présent», fait savoir une travailleuse du sexe, Sarah Lee. «Les prix sont bas. Mais nous on paie notre loyer, notre nourriture, certaines même, nos études. C'est un travail», continue-t-elle.
Des hommes rencontrés par TVA Nouvelles expliquent qu'ils vont traiter «les femmes comme des adultes. Et non pas comme des débiles».
Du côté du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), on assure ne pas s'inquiéter outre mesure de la prostitution pendant le Grand Prix, même si les équipes policières sont un peu plus présentes sur le terrain que d'habitude.
En marge des festivités du Grand Prix du Canada de Formule 1, ils se sont réunis cet après-midi pour réclamer plus de droits et soutenir trois travailleuses du sexe, qui attendent un jugement de la Cour suprême sur le sujet le 13 juin prochain.
«On ne veut plus que des personnes qui décident de travailler dans l'industrie du sexe se ramassent avec des dossiers criminels et en prison. On veut qu'elles puissent les faire de manière organisée et sécuritaire, tout en respectant leur santé», précise Émilie Laliberté, de l'organisme Stella.
«Durant le Grand Prix, ces filles travaillent 15 à 16 heures par jour à passer 15, 20 ou 30 clients par jour», indique la députée du Bloc québécois. Elles ont 14-15-16 ans. Elles sont battues, violées. Et c'est aussi le cas pour les femmes adultes.», la députée du Bloc Québécois, Maria Mourani.
Même si la clientèle qui augmente durant cette période, c'est surtout la hausse de l'achalandage dans les commerces sexuels qui est constatée.
«Les filles vont se mettre plus disponibles. Alors oui il y a une augmentation parce qu'il y a plus de clients. Mais ce sont surtout les bars de danseuses qui roulent, surtout ceux proches de Crescent», explique la directrice générale de l'organisme Stella, une association qui défend les droits des travailleuses du sexe, Émilie Laliberté.
«Montréal c'est une ville sexy, le commerce sexuel est présent», fait savoir une travailleuse du sexe, Sarah Lee. «Les prix sont bas. Mais nous on paie notre loyer, notre nourriture, certaines même, nos études. C'est un travail», continue-t-elle.
Des hommes rencontrés par TVA Nouvelles expliquent qu'ils vont traiter «les femmes comme des adultes. Et non pas comme des débiles».
Du côté du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), on assure ne pas s'inquiéter outre mesure de la prostitution pendant le Grand Prix, même si les équipes policières sont un peu plus présentes sur le terrain que d'habitude.
Décriminalisation
La plupart des organismes de défense des travailleuses du sexe sont catégoriques et pensent que la solution passe par la décriminalisation de la prostitution.En marge des festivités du Grand Prix du Canada de Formule 1, ils se sont réunis cet après-midi pour réclamer plus de droits et soutenir trois travailleuses du sexe, qui attendent un jugement de la Cour suprême sur le sujet le 13 juin prochain.
«On ne veut plus que des personnes qui décident de travailler dans l'industrie du sexe se ramassent avec des dossiers criminels et en prison. On veut qu'elles puissent les faire de manière organisée et sécuritaire, tout en respectant leur santé», précise Émilie Laliberté, de l'organisme Stella.
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