vendredi 7 juin 2013

Nouveaux sites d'injection de drogues

Ottawa resserre ses critères

Première publication 6 juin 2013 à 20h34
Ottawa resserre ses critères
Crédit photo : archives Agence QMI
La ministre de la Santé, Leona Aglukkaq.
Agence QMI
Le gouvernement fédéral resserre les critères relatifs à l'ouverture de nouveaux sites d'injection de drogues illicites pour toxicomanes en vertu de modifications proposées à la Loi réglementant certaines drogues et autres substances par la ministre de la Santé, Leona Aglukkaq.
Selon les nouvelles règles annoncées jeudi, les sites de consommation supervisée devront être approuvés par les membres des communautés qu'ils se proposent de servir.
La ministre Aglukkaq a souligné qu'un appui fort de la collectivité doit faire partie du processus.
«Nous croyons donc qu'il faut modifier le processus de demande d'exemption de façon à instaurer officiellement des occasions pour les gens des environs de se faire entendre et faire état de leurs opinions avant qu'une exemption puisse être prise en considération», a dit la ministre de la Santé.
Parmi les nouveaux critères, il devra y avoir consultation avec les corps policiers de l'endroit, les dirigeants municipaux et les responsables de la santé publique.
Les demandeurs devront aussi fournir de la documentation relative à l'incidence prévue du site sur les taux de criminalité, confirmer qu'ils sont en mesure de soutenir financièrement le projet et s'assurer que les employés subissent une vérification de leurs antécédents criminels.
Le dossier des sites d'injection fait partie du paysage politique depuis 2011 lorsque la Cour suprême du Canada a tranché en faveur de InSite, le premier établissement du genre en Amérique du Nord, situé dans le quartier downtown Eastside, à Vancouver.
Les conservateurs ont longtemps insisté pour dire que de tels sites favorisent l'usage de drogues alors que les néo-démocrates estiment qu'ils peuvent contribuer à réduire les risques pour la santé associés aux injections intraveineuses.
Les maires de Toronto et Ottawa se sont déjà prononcés contre l'arrivée de tels sites d'injections dans leur ville respective.

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